En appel, le juge condamne l’Etat au dédommagement des dégâts causés au mobilier urbain lors d’une manifestation des gilets jaunes Abonnés
En outre, quand bien même les forces de l'ordre ont pu, le 1er décembre, identifier la présence de jeunes individus appartenant à la délinquance locale puis, le 8 décembre, imputer les faits à de jeunes individus, visages dissimulés et par ailleurs, même si plusieurs journaux ont évoqué la présence de casseurs parmi les manifestants, il ne résulte pas de l'instruction que les dégradations résulteraient d'une action préméditée, organisée par un groupe structuré à seule fin de les commettre. Dans ces conditions, ces actes délictuels commis par violence, qui procèdent d'une action spontanée dans le cadre ou le prolongement d'un attroupement, sont de nature, ainsi que l'a retenu le tribunal administratif, à engager la responsabilité sans faute de l'Etat sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. La requête de la préfète a été rejetée. Une telle décision pourrait être aujourd’hui transposable aux manifestations et dégradations commises spontanément par des groupes non structurés. (Cour Administrative d’Appel de LYON, 4ème chambre, le 23/02/2023).
Paul Durand le 23 mars 2023 - n°509 de La Lettre des Finances Locales
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