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Conseils :
- pointer tous les mandats bloqués entre le 5 et le 17 février ;
- vérifier que tous les virements de paie ont bien été édités pour la fin du mois ;
- délibérer sur une demande de remise gracieuse ou de compensation auprès de la DRFiP.
- Sécuriser les relations avec les fournisseurs
• Communiquer officiellement : envoyez un courrier ou un e-mail type à vos fournisseurs stratégiques expliquant que le retard est dû à une défaillance nationale (Hélios) et non à un manque de fonds de votre collectivité. Cela préserve votre réputation de « bon payeur ».
• Prioriser via le comptable : maintenant que le système est rétabli, travaillez étroitement avec votre comptable public pour identifier les factures des TPE locales dont la survie dépend de vos flux.
- Renforcer la résilience informatique locale
• Plan de Continuité d’Activité (PCA) : intégrez désormais le risque de «panne prolongée des outils DGFiP» dans votre PCA. Comment payeriez-vous vos agents en cas de blocage de 3 semaines ? (ex: procédures dégradées, acomptes exceptionnels).
• Extraction des données : prenez l’habitude d’exporter régulièrement vos flux de paiement et vos états de paie en format local (Excel/PDF hors Helios) pour garder une visibilité sur vos dettes même si le logiciel national est inaccessible.
C. Action politique et juridique
• Recenser les coûts : calculez précisément le montant des intérêts de retard générés par cette période de 12 jours ;
• Action groupée : rapprochez-vous des associations d’élus (AMF, Départements de France) pour une demande de compensation globale auprès du ministère des Finances. Il est plus efficace de négocier un remboursement forfaitaire au niveau national qu’individuellement.
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Hugues Farnoux le 26 février 2026 - n°573 de La Lettre des Finances Locales