« Grand projet de restauration écologique » des écoles : les élus attendent un soutien financier à la hauteur des enjeux Abonnés
Annoncé comme la priorité du Gouvernement par Emmanuel Macron, qui ne veut plus d’écoles « passoires thermiques », nul doute que cette aide financière « fléchée » conduira une très grande majorité des collectivités territoriales à inscrire la rénovation de leurs écoles dans leur programme d’investissement. Mais, quel que soit le niveau de l’aide de l’Etat, le coût de ce chantier est énorme, outre les difficultés à prévoir quant à sa mise en œuvre.
Rappelons que le seul parc immobilier composé d'écoles, de collèges et de lycées représente 50 % de l’ensemble des bâtiments communaux et leur consommation d’énergie 30 %, ce qui en fait le plus gros consommateur devant les équipements sportifs et les bâtiments socioculturels. Aujourd’hui, 60 % des écoles ont besoin d’être rénovées, pour un coût estimé à 40 milliards d’euros affectés à la seule rénovation thermique.
Plus précisément, rappelons que le coût de la rénovation d’une école ordinaire, composée de 5 classes et dotée de locaux polyvalents et périscolaires, s’élève à 3 millions d’euros alors qu’une construction nouvelle revient à 3,5 à 4 millions. Un montant à multiplier par le nombre d’écoles, dans près d’une commune sur deux.
Des aides insuffisantes pour « un chantier du siècle »
Déjà, dans le cadre du plan de relance, le « Grand plan d’investissement » initié par le Gouvernement avait intensifié l’effort de rénovation du parc des collectivités territoriales afin d’accélérer les économies d’énergie à partir de solutions innovantes : financements, ingénierie, travaux, intervention sur les usages, etc. Ainsi, ont été créés, en partenariat avec la Caisse des Dépôts, un ensemble d’outils de financement de la rénovation énergétique des bâtiments des collectivités locales, toutes structures confondues, à hauteur de 3 milliards d’euros. Mais cela ne suffit pas ! Si cet effort vertueux pour la transition écologique est bien accueilli par la grande majorité des élus locaux, il conviendra toutefois d’anticiper ces travaux qui ne pourront se dérouler que lors de la fermeture des écoles, c’est-à-dire, lors des grandes vacances scolaires, période où de nombreuses entreprises sont également fermées. Une contrainte supplémentaire qui pourrait majorer le coût des travaux.
Paul Durand le 04 mai 2023 - n°512 de La Lettre des Finances Locales
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